Vos finances font-elles les frais de mauvais calculs mentaux ?

Écrit par Kelley Keehn

Le vendredi 19 octobre 2018

Jouons à un petit jeu. Vous êtes à la recherche d'un mélangeur et vous venez de trouver exactement celui qu'il vous faut ! Il coûte 100 $. Au moment où vous vous apprêtez à payer à la caisse libre-service, une amie vous tape sur l'épaule et vous dit que le même mélangeur est en solde à 50 $ dans un autre magasin à deux rues plus loin.

Y allez-vous ? Bien sûr que oui !

Vous avez fait un calcul rapide et vous avez compris que ça représentait une économie de 50 % ! Ça vaut certainement un petit détour !

Jusqu'où iriez-vous pour économiser ?

 

Deux semaines plus tard, vous êtes à la recherche d'une nouvelle chaîne audio.

Après presque une heure à étudier vos différentes options, vous faites votre choix. Elle coûte 1 175 $. Vous êtes sur le point d'insérer votre carte de débit à la caisse lorsque votre amie, qui est justement dans le même magasin que vous, vous tape sur l'épaule. Cette consommatrice avertie vous informe que vous pouvez trouver la même chaîne ailleurs pour 1 125 $. Ce concurrent se trouve tout près, encore une fois.

Une fois de plus, la question se pose : y allez-vous ?

Vous faites un calcul rapide dans votre tête et vous constatez que l'économie ne représente qu'un faible pourcentage. En fait, vous ne faites aucun calcul parce que, eh bien, c'est trop compliqué ! L'économie serait de moins de 5 %. Contrairement au mélangeur, ça ne vaut pas la peine.

Vous avez peut-être remarqué que dans ces deux exemples, vous auriez pu économiser 50 $. Si vous aviez décidé d'acheter le mélangeur le moins cher, pourquoi ne pas faire la même pour la chaîne audio ? Ce sont les mêmes 50 $.

Les dollars par rapport au pourcentage

 

Les détaillants font en sorte que vous portiez attention aux détails qui sont le plus à leur avantage. « Cette voiture ne vous coûte que 104 $ par semaine. » Ou encore : « Le taux d'intérêt de votre marge de crédit n'est que de 3,75 %, alors pourquoi ne pas rénover votre cuisine ? »

Exemples de mauvais calculs

  • Vous diriger vers le comptoir des articles en solde pour acheter quelque chose dont vous n'avez pas besoin, ou que vous ne voulez même pas simplement parce que les prix sont réduits.
  • Faire le tour de la ville pour vous procurer un article qui coûte un ou deux dollars de moins, mais qui ne représente en réalité qu'une très petite économie. Disons que le beurre est annoncé à 25 % de rabais ailleurs, qui représente une économie de seulement 75 cents, est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire le détour ? Est-ce que ça vaut le coût de rouler pendant 30 minutes pour profiter d'un rabais sur l'essence quand l'économie ne représente qu'environ 7 $ sur le plein ?
  • Acheter des aliments frais en vrac qui, au bout du compte, devront être jetés.
  • Contracter un prêt sur salaire parce que l'intérêt n'est que de 31 cents par jour (mais qui se traduit par un taux de 45 % par année. Dans les faits, l'intérêt des prêts sur salaire peut atteindre jusqu'à 600 % par année !)
  • Vous laisser convaincre de demander la carte de crédit du magasin parce que vous obtiendrez instantanément 10 % ou 20 % de rabais. Mais vous aurez aussi une carte de crédit dont le taux d'intérêt s'élève à 29 %, ce qui pourrait se traduire en des centaines, voire des milliers de dollars en frais d'intérêt.
  • Ne pas tenir compte des frais que demande votre conseiller financier. Le 1 % que vous déboursez pour ses conseils peut sembler minime, mais en réalité, combien est-ce que ça représente en dollars ? Qu'en est-il des frais liés aux placements ?
  • Ne pas tenir compte de la différence que pourrait représenter 1 % de plus sur vos investissements – si vous avez investi 50 000 $ sur 20 ans à 5 % plutôt qu'à 6 %, c'est une différence de 27 691 $ !
  • Réserver un vol avec plein d'escales qui gâchent une partie de votre voyage pour économiser cent ou deux cents dollars pendant vos vacances en famille.

Parfois, on ne perçoit pas les chiffres comme tout le monde, ou on les ignore tout simplement. Mais même lorsqu'on est conscient de cette faiblesse, on peut se laisser aveugler. La meilleure chose à faire si vous courez les aubaines, c'est de ralentir, de prendre le temps de calculer, de tenir compte de ce que vaut votre temps et de ne pas oublier l'élément de plaisir.

 

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