Je n'avais pas (encore) d'emploi, mais vraiment besoin d'un ordi !

Écrit par Christine Sharma

Le mercredi 15 août 2018

J'ai obtenu mon diplôme universitaire l'an dernier.

Comme beaucoup d'autres nouveaux diplômés, je n'ai pas simplement terminé mes études avec un beau diplôme laminé à afficher au mur. Quand j'ai terminé l'université, je n'avais pas d'emploi à temps plein (ni de perspectives d'emploi) et un gros 20 000 $ de dette étudiante. La « vraie vie » m'accueillait les bras grands ouverts.

Peu après, j'allais devoir dépenser 1 600 $ sur un nouvel ordinateur flambant neuf. Cet achat était loin d'être un caprice, mais il n'était pas planifié. Il s'agissait d'un objectif à court terme que je me suis fixé quand j'ai obtenu mon diplôme. Je savais que j'aurais besoin d'un ordinateur fiable pour effectuer ma recherche d'emploi, faire des entrevues par vidéo, et travailler sur mes projets de graphisme.

Je considérais cet achat comme non négociable pour pouvoir me trouver un emploi.

Établir un objectif à partir d'un budget serré

Armée d'un budget serré, d'une tonne de dettes et d'instabilité financière, je considérais mon ordinateur portable comme un investissement dans mon avenir. Mon vieil ordi avait rédigé sa dernière dissertation et fait son dernier appel par Skype : le micro et les haut-parleurs ne fonctionnaient plus depuis des mois et le système était trop vieux pour me permettre d'installer la dernière version de Windows 10.

J'ai donc établi une échéance de trois mois pour atteindre mon objectif. J'ai mis de côté mon autre objectif d'acheter une voiture et consacré l'ensemble de mes maigres heures de travail à temps partiel à mon futur ordinateur.

Compromis à court terme, succès à long terme

Réorganiser mes dépenses était une étape essentielle pour atteindre mon objectif en peu de temps. J'ai réalisé que la majorité de mon argent servait à m'acheter de la nourriture, alors j'ai temporairement arrêté de manger au resto. Ma vie sociale nuisait aussi beaucoup à mon portefeuille, j'ai donc réduit les sorties dispendieuses comme le parc d'attractions et les soupers gastronomiques au maximum pour les remplacer par des solutions plus économiques comme des cafés et des randonnées.

J'ai continué à prendre le transport en commun, en demandant à ma famille et à mes amis de m'amener en voiture lorsque possible. J'évitais les taxis et Uber autant que je le pouvais, sauf en cas d'urgence, comme pour une entrevue d'embauche importante.

En utilisant ma carte de crédit seulement pour les urgences, je me suis épargnée bien des dépenses inutiles, comme le magasinage en ligne, qui s'ajoutaient insidieusement à mon relevé mensuel.

Une autre étape importante dans l'atteinte de mon objectif a été d'éviter les achats impulsifs. J'achetais souvent au centre commercial sur un coup de tête. J'ai appris à me contrôler en pensant plutôt à mon ordinateur portable.

Finalement, j'ai utilisé tous les fonds auxquels j'avais accès : j'ai pigé dans mon compte d'épargne et même utilisé une petite partie de ma limite de crédit. J'ai également vendu quelques manuels scolaires, des écouteurs presque neufs et deux vieux téléphones.

Établir des priorités

Malgré la difficulté de cette démarche, je me rappelais constamment que c'était à court terme. Je suis restée motivée en envoyant ma candidature pour des emplois à temps plein sur mon vieil ordinateur qui tombait en ruines (ce qui me rappelait constamment à quel point j'en avais besoin d'un neuf).

Après trois mois, je suis allée faire un tour au magasin pour faire mon achat tant anticipé : mes efforts d'épargne et mon budget se sont avérés fructueux. J'ai aussi fait don de mon ancien modèle à un café du coin. Après avoir atteint cet objectif à court terme tout juste après l'université, j'ai appris qu'il est toujours possible d'épargner, même avec un budget hyper serré.

 

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