Gérer ses finances en période de divorce

Écrit par Joel Kranc

Le jeudi 7 février 2019

Vivre un divorce est stressant, même si cela se fait à l'amiable entre les parties concernées.

Les difficultés financières représentent l'une des sources de ce stress. Le divorce est coûteux et entraînera des frais quoiqu'il arrive, mais il existe des moyens de réduire au minimum les coûts et le stress financier liés au divorce.

Les coûts

Lorsque les parties peuvent s'entendre facilement et à l'amiable sur des modalités sans qu'il y ait de procédures ou de questions contestées, les frais seront vraisemblablement moins élevés.

Selon un sondage publié en 2018 dans la revue Canadian Lawyer Magazine (en anglais), les divorces non contestés peuvent coûter entre 1 400 $ et 1 600 $, tandis que les divorces contestés peuvent entraîner des coûts de 7 500 $ à 12 500 $.

Lorsque ce même couple ne peut s'entendre sur les modalités comme le partage des biens, la pension alimentaire pour enfants ou pour époux, le coût moyen d'un divorce contesté s'élève à 13 638 $ à l'échelle nationale selon ce même sondage.

Lorsque les couples se séparent, leurs dépenses « peuvent augmenter de 20 000 $ à 30 000 $ par année en raison de la nécessité de subvenir aux besoins d'un deuxième ménage », selon le médiateur familial Stephen Rosenfeld. Ce montant comprend la perte des rabais reçus (comme ceux pour l'assurance pour plusieurs voitures) et la nécessité d'avoir des articles en double pour les enfants dans deux foyers (comme un ordinateur, un accès Internet et des vêtements), ainsi que la possibilité d'avoir à verser une pension alimentaire pour enfants et pour époux.

L'importance de communiquer

Bien qu'il s'agisse évidemment d'une période difficile où deux personnes ne souhaitent tout simplement plus vivre ensemble ou ont du mal à s'entendre, cela vaut la peine d'envisager une cohabitation aussi longue que possible. Dans des endroits comme l'Ontario, par exemple, on doit attendre un an après l'entente de séparation avant qu'une procédure de divorce puisse avoir lieu.

S'il est possible de vivre ensemble à l'amiable, cela permettra aux deux parties d'économiser de l'argent à long terme et de réduire le fardeau du déménagement et de la recherche d'un nouveau logement. Cela peut aussi, le cas échéant, faciliter la transition des enfants vers un environnement à deux familles.

Avant d'impliquer l'avocat

Si possible, recueillez autant d'informations que possible avant de faire appel à qui que ce soit. L'Internet regorge d'informations gratuites et peut réduire le besoin d'avocats ou de conseillers, du moins au début du processus.

La médiation et l'arbitrage sont des solutions moins coûteuses et vraisemblablement moins stressantes que les tribunaux. Si les deux parties peuvent s'entendre sur l'une de ces méthodes de règlement, elles s'en porteront probablement mieux à long terme.

Questions liées à la retraite

La planification financière à long terme sera affectée par le divorce. L'épargne-retraite ou la pension actuelle sera vraisemblablement partagée, ce qui aura une incidence sur l'épargne dans l'avenir. Des choses comme le partage des pensions, qui permettent de réaliser des économies d'impôt, seront perdues suite à une séparation ou un divorce.

Si vous savez qu'un divorce est imminent, il est préférable de parler à un planificateur financier ou à un spécialiste en matière de retraite des options en vue d'épargne future et de la meilleure façon de tenir compte des pertes qui surviendront à court terme. Ces coûts ne peuvent être évités, mais ils peuvent être mieux anticipés grâce à des conseils éclairés et judicieux. Ces services peuvent également entraîner des frais de consultation et de planification. Il est donc préférable de parler à un certain nombre de planificateurs afin de connaître leurs honoraires et de savoir à quoi pourrait ressembler votre planification en vue de la retraite.

Puisque le processus commence par le désir de rompre, il n'y a aucun moyen d'éviter certains éléments désagréables tant sur le plan émotif que financier du divorce. Il existe toutefois des moyens d'alléger ces deux fardeaux en communiquant et en démontrant le désir de coexister ou d'être coparent d'une façon qui reste significative et fructueuse. Cette communication permettra, en partie, une transition plus harmonieuse et (espérons-le) moins coûteuse.

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