Vieillir chez soi : quels sont les obstacles ?

Écrit par Anita Saulite

Le mercredi 30 mai 2018

L'une des plus grosses décisions à prendre quand on approche de la retraite est de décider où on va vivre.

Certaines personnes peuvent songer à vendre la maison familiale et à acheter une plus petite résidence ou un condo. D'autres pourraient décider de déménager dans une communauté de retraite. Selon le National Aging in Place Council (lien en anglais), presque 90 % des personnes âgées préfèrent vieillir dans leur demeure actuelle, ils appellent ça « vieillir chez eux ».

Vieillir chez soi, c'est vivre dans son foyer aussi longtemps que possible et rester indépendant.

Chaque situation est différente. Vieillir chez soi pourrait ne pas être possible si une personne est physiquement incapable de vivre de façon indépendante. De façon similaire, une communauté de retraite pourrait ne pas être idéale pour quelqu'un d'indépendant et qui veut le rester.

Selon l'association des retraités CARP (lien en anglais), l'abordabilité est un réel problème, car plusieurs services de soins à domicile ne sont pas couverts par les régimes de soins de santé provinciaux. Plus on vieillit, plus on a de chance d'avoir besoin de soins coûteux. Voici certains des services dont les gens ont besoin le plus fréquemment.

Reconfiguration du domicile

Quand on vieillit, la mobilité devient souvent un problème. Plusieurs résidences ne sont pas conçues pour les fauteuils roulants ou les marchettes. Les salles de bain et les douches peuvent devenir un défi. Il est possible que vous deviez rénover votre demeure afin d'améliorer vos déplacements dans votre propre foyer. Une salle de bain typique pourrait coûter des milliers de dollars à modifier. Les rénovations de cuisine sont aussi très chères, tout comme l'équipement pour aider une personne à monter les marches. Des rampes pourraient devoir être construites à l'extérieur afin de se déplacer dans les entrées et allées devant la maison.

Désencombrement et planification de l'espace

Il est très facile d'accumuler des objets au fil des ans et d'encombrer la maison. Songez à vous débarrasser d'articles inutiles pour optimiser l'espace et ainsi améliorer votre liberté de mouvement. Au Canada, on peut faire appel à des entreprises spécialisées dans l'enlèvement de tels objets lorsqu'il n'est pas possible de se faire aider d'amis ou de proches.

Repas et épicerie

Dans certaines régions canadiennes, l'hiver peut poser de grands défis aux personnes à mobilité réduite. Se rendre à l'épicerie quand les rues sont glacées est souvent impossible. C'est pourquoi, depuis des années, des organismes communautaires comme les popotes roulantes apportent des repas chauds aux aînés. Certaines épiceries de quartier font aussi la livraison, le pourboire étant alors la seule dépense additionnelle.

Soins médicaux

Vous pourriez avoir besoin d'un suivi médical ou d'une consultation chez votre médecin. Si votre mobilité est restreinte, un service de soins à domicile sera peut-être la meilleure option. Les régimes de soins privés ont adapté leur offre en fonction de la population vieillissante et proposent maintenant des services à temps partiel ou à coût moindre. Des programmes publics sont également parfois offerts.

Entretien des abords de la maison

La nécessité de sortir de votre domicile ou d'y entrer sans difficulté, surtout en hiver, est aussi à considérer. Vous devrez impérativement faire déneiger votre entrée et faire entretenir votre pelouse en été. Ces services pourraient vous coûter cher, selon l'endroit où vous habitez.

Autres dépenses

Divers frais s'ajoutent à ceux énoncés ci-dessus lorsqu'on vieillit chez soi, avec des répercussions possibles sur ses liquidités de retraite. Souvent, en prenant de l'âge, on n'est plus en mesure de tout faire soi-même. On doit payer pour certains services et il est essentiel d'en tenir compte dans son budget.

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