Le rêve d'un couple de devenir proprio avec un revenu de pigiste

Écrit par Sultana Patail

Le vendredi 1 mars 2019

Pour plusieurs, l'importance de posséder une résidence a été transmise par les générations précédentes. Nous faisons comme eux en travaillant dur de 9 à 5 et nous épargnons pour notre mise de fonds de 20 %.

Mais les temps changent, tout comme le marché du travail. Certains d'entre nous ne travaillent plus 40 heures par semaine. En 2018, plus de 2,86 millions de Canadiens étaient travailleurs autonomes. Cela pourrait signifier plus d'heures et plus d'argent, mais également une fluctuation des revenus. Et ça peut être un problème lorsqu'on tente d'acheter une maison.

Chasse immobilière

En juillet 2015, quand Kiran Singh et Michelle Wong Ken ont commencé à chercher une maison, ils étaient comme bien d'autres couples. Ils étaient mariés depuis un an, attendaient leur premier enfant et avaient assez épargné pour faire une offre sur leur première résidence. Michelle travaillait à temps plein en tant que planificatrice environnementale. Kiran, par contre, était coordonnateur de production à la pige pour la télévision et le cinéma. Alors que Michelle gagnait un salaire régulier et pouvait présenter un formulaire T4 à son courtier hypothécaire, Kiran travaillait sur divers projets pour des périodes de temps incertaines au cours de l'année.

« Mes contrats disaient que j'étais techniquement employé hebdomadairement, alors il n'y avait aucune garantie sur la durée de mon contrat. Les courtiers avaient besoin de l'historique d'emploi, de lettres d'emploi ainsi que des avis de cotisation des trois dernières années. J'étais l'un des chanceux parce que mon projet avait duré de janvier à septembre 2015. »

L'imprévu

Kiran était assez confiant car il était dans l'industrie depuis plusieurs années et il savait que son projet durerait une grosse partie de l'année. Ce qu'il ignorait, par contre, était qu'il devait être employé au moment de l'achat.

« La personne qui gagne 60 000 $ par année est beaucoup plus « attrayante » pour un prêteur que le pigiste qui gagne 80 000 $ en trois mois. Je croyais que le but ultime était de prouver combien je gagnais. Je n'avais pas réalisé que je devais avoir un emploi au moment de signer. »

Après avoir compris cet aspect du processus, ils devaient accélérer les choses avant que le contrat de Kiran prenne fin en septembre, surtout en sachant que son prochain contrat ne commencerait pas avant novembre.

Achat final

Ils ont reçu une préapprobation pour une maison isolée de 700 000 $ dans le quartier est de Toronto. Toutefois, s'ils avaient été au courant des embûches concernant l'achat d'une propriété pour les pigistes, ils auraient évité le délai très serré de deux semaines pour conclure l'achat, ce qui leur a fait un peu dépasser leur budget.

Être pressé pour prendre une aussi importante décision n'était pas ce qu'ils voulaient pour l'achat de leur première maison.

Leçons pour les autres

Le couple suggère ces conseils à ceux qui sont dans une situation similaire :

1. Ayez sous la main toute votre paperasse financière et vos renseignements relatifs aux impôts. Les prêteurs voudront voir votre historique de trois années consécutives ou même plus.

2. Remboursez toutes vos dettes et épargnez le plus possible pour votre mise de fonds initiale.

3. Planifiez. Si vous savez que vous achetez une maison, optez pour des contrats de longue haleine ou dans une période qui coïncide avec le moment où vous comptez procéder à l'achat pour vous assurer une stabilité de revenus et des liquidités positives.

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