Achetez dans le but de louer et louez là où vous vivez

Écrit par Robin Taub

Le mercredi 21 août 2019

Demandez conseil à n'importe quelle génération plus âgée au sujet du logement et vous obtiendrez généralement la recommandation suivante : achetez une maison pour y vivre, puis remboursez l'hypothèque et profitez de la liberté de ne plus avoir de frais de logement. Mais dans le contexte actuel des économies du partage et à la demande, sans compter les prix astronomiques du logement, ce conseil est-il toujours pertinent ?

Dans le cas d'acheteurs pour qui les prix élevés des grands centres urbains sont hors de portée, d'autres stratégies émergent. Certains achètent un immeuble de placement en banlieue ou dans de plus petites municipalités en périphérie d'une grande région métropolitaine. Selon Benjamin Sammut (lien anglais seulement), 28 ans, courtier hypothécaire chez Mortgage Architects, l'idée est « d'acheter là où vous pouvez faire de l'argent et de louer où vous voulez vivre ».

L'accès au marché actuel

Il reconnaît qu'il s'agit d'un concept peu orthodoxe, mais estime que les conditions actuelles du marché exigent des solutions plus créatives. « Si vous attendez d'avoir les moyens d'acheter une maison où vous vous installerez pour les dix prochaines années, vous pourriez finir par être écarté du marché. Quand les loyers augmentent, ça pèse de plus en plus lourd sur votre budget, et lorsque les prix des maisons augmentent plus vite que les salaires, c'est une mauvaise idée d'attendre. Mieux vaut se lancer dans le marché et louer là où vous voulez vivre, » explique Sammut.

À la recherche d'un immeuble de placement

Si vous voulez accéder au marché de l'habitation, ne laissez pas le fait que vos moyens ne vous permettent pas de vous payer le style de vie que vous recherchez vous décourager. « Ce loft penthouse de 2 chambres à coucher en ville ? Vous pouvez probablement vous permettre de le louer avec un coloc, » précise Sammut. « Vous n'avez probablement pas les moyens de l'acheter, mais ça ne veut pas dire que vous ne pouvez rien acheter. »

Si vous voulez vivre et louer à Toronto, par exemple, songez à acheter une propriété à l'extérieur de la région du Grand Toronto, comme Peterborough, Oshawa ou Hamilton. Mais il faut toutefois tenir compte du fait que pour un immeuble de placement, vous devez disposer d'une mise de fonds d'au moins 20 %, alors que pour une propriété occupée par son propriétaire, verser 5 % du prix d'achat suffit.

Faire ses calculs

Assurez-vous d'analyser les coûts attentivement. Tout d'abord, considérez tous les frais de clôture, comme ceux de l'inspection de la propriété, les droits de cession immobilière, les frais juridiques et les débours, pour n'en nommer que quelques-uns. Ensuite, utilisez une feuille de calcul pour créer un budget détaillé, en utilisant des sommes plus élevées que la moyenne, question d'être prudent. Une propriété entraîne souvent des coûts imprévus, qu'il s'agisse de réparations mineures ou de dépenses importantes comme le remplacement d'appareils électroménagers ou d'un toit. En tant que propriétaire, c'est vous qui êtes responsable des lieux, même si vous habitez dans une autre municipalité située à plusieurs kilomètres de là. Si vous ne pensez pas être en mesure de gérer la propriété vous-même, songez à ajouter le coût des services d'un gestionnaire immobilier local. Enfin, faites vos devoirs afin d'être certain que le moment est bien choisi de vous lancer.

Un immeuble de placement vous donne une participation dans le marché immobilier et vous permet d'accumuler du capital au fur et à mesure que vous remboursez l'hypothèque et que les prix grimpent. Au bout de quelques années, il se peut que vous en ayez assez de la vie de grande ville et que vous décidiez d'emménager dans cette propriété. Ou encore, vous pourriez refinancer l'hypothèque et utiliser le produit pour acheter un autre immeuble de placement ou une propriété que vous habiterez.

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