La planification financière pendant la COVID-19

Écrit par Preet Banerjee

Le mardi 19 mai 2020

Un de mes amis me raconte souvent l'une des citations les plus mémorables de Mike Tyson : « On a tous un plan jusqu'à ce qu'on mange un coup de poing en pleine face. » (en anglais seulement)

Tyson, souvent considéré comme l'un des grands de l'histoire de la boxe, donnait son point de vue sur la façon dont le plan d'attaque de son adversaire pouvait facilement dérailler d'un simple coup de poing. Il en va de même dans bien des facettes de la vie. La COVID-19 nous a tous donné un sérieux coup de poing, on dirait même une combinaison « un deux », car on doit se préoccuper non seulement de l'impact sur la santé, mais aussi des répercussions financières.

Il est important d'éviter de prendre des décisions spontanées et de se donner quelques instants pour reprendre son souffle, retrouver son calme et élaborer un nouveau plan.

Pour les questions relatives à la santé et à d'autres domaines du quotidien, la page d'information principale du gouvernement fédéral consacrée à la COVID‑19 contient une foule de renseignements à consulter. En ce qui concerne les finances, voici quelques plans financiers à court terme et questions à considérer.

Faites d'abord le bilan de votre situation

Avant de prendre des décisions financières, il faut d'abord comprendre sa situation financière. C'est important de savoir combien on prévoit dépenser à l'heure actuelle et d'où vient l'argent nécessaire pour faire face à ces dépenses.

Étape 1 : Quel est votre revenu actuel ?

Avez‑vous perdu votre emploi ou vos revenus ? Notez le montant de vos revenus mensuels actuels.

Étape 2 : De quelles mesures d'aide disposez‑vous ?

Avez‑vous droit à des mesures gouvernementales ? La principale mesure d'aide est la PCU (Prestation canadienne d'urgence) qui verse 500 $ par semaine sur une période maximale de 16 semaines, mais d'autres mesures de soutien sont également offertes. Consultez le site Web du gouvernement fédéral et celui de votre gouvernement provincial ou territorial pour vous assurer que vous profitez pleinement de l'aide à laquelle vous avez droit.

Assurez‑vous également de vérifier si l'aide de la municipalité est offerte. Certaines municipalités ont mis en place des allègements de la taxe foncière, des factures de services publics ainsi que d'autres mesures pour lesquelles vous devrez possiblement faire une demande afin de les obtenir.

Étape 3 : Anticipez vos dépenses

Certains Canadiens dépensent moins puisqu'ils ne font pas de sorties au restaurant, n'assistent pas à des événements, ne voyagent pas, etc. D'autres doivent se serrer davantage la ceinture s'ils ont subi une perte de revenus. Quoi qu'il en soit, examinez votre budget – ou établissez‑en un pour la première fois si vous n'en avez pas. Déterminez vos dépenses actuelles et réfléchissez aux coupures que vous pourriez faire à l'avenir si vous en avez besoin.

Étape 4 : Revenons‑en au fonds d'urgence…

Si vous vous retrouvez dans la situation où les dépenses sont plus élevées que les revenus pendant la crise, eh bien c'est à ce moment que votre fonds d'urgence entre en jeu (si vous en avez un). Divisez le solde de votre fonds d'urgence par votre déficit mensuel pour avoir une idée de la période pendant laquelle vous pourrez éviter de prendre des mesures plus draconiennes.

Par exemple, après avoir pris en compte la perte de revenus et l'aide supplémentaire à laquelle vous pourriez avoir droit, vous pourriez constater qu'il vous manque 400 $ par mois par rapport à votre niveau de dépenses actuel. Si vous aviez 2 000 $ dans votre fonds d'urgence, vous pourriez tenir le coup pendant cinq mois avant d'avoir à faire des choix plus difficiles. 

Puis‑je m'en tenir à mon plan initial ?

Si vos revenus demeurent relativement stables ou si vous disposez toujours d'un excédent, vous pouvez en principe vous en tenir à votre plan initial : continuez à épargner et à investir régulièrement, et assurez‑vous que votre fonds d'urgence est bien approvisionné.

On ne sait pas à quelle ronde on en est par rapport à la COVID‑19, mais on sait que le combat n'est pas encore terminé.

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