Équilibrer le temps et les coûts de vos jeunes super athlètes

Écrit par Dave Yasvinski

Le vendredi 2 novembre 2018

Quel parent n'a jamais vu leur jeune naviguer gracieusement les structures complexes du terrain de jeu, étonné par leur vitesse incomparable et leur coordination, et ne s'est demandé quand est-ce que des agents sportifs viendraient frapper à leur porte ?

Si vous n'y avez pas songé, les chances sont que quelqu'un que vous connaissez, oui.

Vivre indirectement à travers vos enfants pourrait être malsain, mais vouloir qu'ils aient du succès dans la vie est certainement une bonne chose. Une fois que les jeunes commencent à montrer des signes de potentiel importants en sport, ça peut être difficile de demeurer objectif et de les maintenir dans la bonne direction. Si vous songez à faire avancer vos jeunes dans les grandes ligues, il est important de savoir dans quoi vous l'embarquez et ce que vous faites vous-mêmes.

Une des premières choses à éviter est de laisser vos enfants devenir trop consacrés à un sport trop tôt, dit Jeremiah Brown, athlète olympique canadien médaillé en aviron et auteur de The 4 Year Olympian. « Je sais que les parents luttent souvent contre ceci », dit-il. « Mais statistiquement, ça n'a aucun sens de choisir une stratégie conforme à essayer de faire un athlète professionnel de son enfant. »

Quand les coûts dépassent les avantages

« Je pense que les coûts dépassent les bénéfices de spécialiser un jeune dans un sport avec l'idée qu'ils deviendront un athlète de classe mondiale ou entreront dans les sports professionnels. Il y a de fortes chances qu'ils vont s'épuiser mentalement et vont être tout simplement trop immatures pour surmonter cette pression. »

Brown a pris une route différente pour se rendre aux olympiques. À l'âge de 22 ans, il a décidé d'essayer de gagner une place sur le podium des Jeux olympiques à Londres en 2012 – un évènement qui était à seulement 4 ans de lui à l'époque et dans un sport dans lequel il n'avait aucune expérience. Une fois que vous êtes engagés à un but, comme atteindre les Olympiques, la LNH ou obtenir une bourse d'études, la dynamique de quelque chose que vous aimez peut changer du jour au lendemain, même si vous êtes déjà un adulte, comme Brown.

Quand le sport devient votre métier

« C'est un véritable emploi et les pressions sont différentes », dit-il. « Et elles ne sont pas toujours saines parce que vous vous poussez à votre limite absolue pour gagner. Au plus haut niveau, ce n'est que de la pure compétition. »

Passer des années à cette limite absolue peut nuire aux corps les plus forts et les esprits les plus concentrés. « Quand nous passons à autre chose que le sport, plusieurs d'entre nous ont des problèmes, comme la dépression. Un gros dénominateur serait la question suivante 'Qui suis-je maintenant que je ne suis plus un athlète ?' ».

« Il peut y avoir de l'anxiété. La pression d'atteindre le plus haut niveau peut augmenter ce fait à un degré élevé. Lorsqu'ils atteignent l'autre côté, c'est presque comme de faibles symptômes de stress post-traumatique, où ils sont encore affectés par la pression. »

Comment les parents peuvent-ils aider leurs jeunes

Une façon d'aborder ces difficultés est de vous assurer, comme parents, qu'être un athlète ne devient pas une partie intégrale de qui est votre enfant. Plus ils vieillissent, plus cela devient facile, et plus sûr vous pouvez être certain qu'ils font de la compétition pour les bonnes raisons.

« Si tous les gens qui les entourent leur disent qu'ils sont un athlète formidable et que vous vous attendez à ce qu'ils aillent à l'université, obtiennent une bourse d'études de la NCAA, joignent l'équipe nationale du Canada ou ceci ou cela, c'est très stressant pour un jeune d'essayer de satisfaire ces attentes. »

« Finalement, la motivation d'avoir du succès doit venir de l'enfant. »

Pour ne pas que vous pensiez que la route vers le succès d'un athlète comprend seulement la déception, Brown est vite à souligner qu'il n'a aucun regret. « C'est la passion pour le sport qui nous déplace vers l'avant », dit-il. Vous apprenez les limites de votre ténacité, votre volonté et toutes les bonnes similaires. »

 

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