Comment j'ai réorganisé mes dépenses pour acheter des produits locaux

Écrit par Jane Switzer

Le jeudi 2 juillet 2020

La COVID-19 a mis en relief l'importance d'avoir mis de l'argent de côté, mais elle m'a aussi fait réévaluer où je le dépense.

En janvier, le gouvernement fédéral a annoncé des plans pour une campagne « Achetez canadien » de cinq ans visant à promouvoir le secteur agricole et les producteurs alimentaires du pays. Au cours des derniers mois, les villes canadiennes, grandes et petites, ont lancé leurs propres campagnes publicitaires pour encourager les citoyens à acheter des produits locaux.

En voyant comment les fermetures liées à la COVID-19 ont affecté les petites entreprises de mon quartier, j'ai décidé de privilégier une approche « d'achat local » en ce qui concerne mes dépenses. Voici quelques exemples de la façon dont j'ai redéfini mes priorités en matière de dépenses sans que cela nuise à mon compte bancaire.

Acheter des produits locaux vous amène à réfléchir à ce que vous achetez régulièrement

J'avais l'habitude de passer à mon épicerie de quartier et à faire des achats impulsifs plusieurs fois par semaine. Je dépensais environ 250 $ par mois en épicerie (pour une personne) en plus d'au moins 400 $ par mois pour les déjeuners, les restaurants, les bars et l'alcool, ainsi que le café quotidien.

Je me suis récemment abonnée à un service de boites-repas. Chaque semaine, je reçois les ingrédients nécessaires à la préparation de trois repas (deux portions par repas) à raison de 67 $ par semaine (total mensuel : 268 $). Je complète le tout avec des fruits et légumes frais, des repas préparés en portion individuelle et d'autres articles d'épicerie livrés par un épicier indépendant, ce qui me revient à environ 70 $ par mois, selon ce que je commande. Ces deux services sont offerts par de petites entreprises canadiennes qui utilisent des produits locaux et saisonniers et font preuve de transparence en ce qui concerne leurs chaînes d'approvisionnement.

Je consacre environ 50 $ par mois aux extras, comme les collations et les provisions de garde-manger, y compris du café en grains pour la cafetière à piston que j'utilise enfin régulièrement. Je me tourne moins vers la restauration rapide, mais je dépense environ 120 $ par mois pour des repas à emporter qui me permettent d'appuyer les restaurants du coin. Dans l'ensemble, mes dépenses alimentaires dépassent légèrement les 500 $ par mois, comparativement à plus de 650 $ avant la pandémie.

Je vais probablement dépenser davantage dans les restaurants et les bars à mesure qu'ils rouvriront et devrai donc continuer à surveiller mes dépenses mensuelles. Autres changements positifs : je mange maintenant plus sainement et je compte respecter mon nouveau budget alimentaire.

Les achats locaux peuvent aussi se faire en ligne

Le commerce électronique permet d'acheter facilement en ligne auprès d'entreprises indépendantes partout au pays. Acheter des cadeaux d'anniversaire, de mariage et de fin d'études—et même une paire de boucles d'oreilles pour moi—chez des artisans canadiens sur le site Etsy s'est avéré une bénédiction.

Je n'ai pas forcément réduit mon budget de magasinage, mais je fais un effort pour réaffecter l'argent que je dépenserais de toute façon à de petites entreprises canadiennes qui proposent des articles uniques et de qualité.

Réserver une partie de mon budget pour les achats locaux

Je ne bascule pas toutes mes dépenses, mais je réserve une certaine partie de mon budget mensuel (environ 50 $ à 100 $) spécifiquement pour les achats dans les petites entreprises, que ce soit pour des aliments fins, des cadeaux, des articles ménagers ou encore faire appel à une couturière ou faire réparer mon vélo.

En prévision du temps des Fêtes, je songe déjà à adopter une règle voulant que mes achats de cadeaux soient exclusivement locaux.

Acheter des produits locaux aide ma communauté

Comme je vis dans une grande ville qui compte des milliers d'entreprises indépendantes, je ne peux évidemment pas toutes les appuyer. Mais je m'efforce davantage de dénicher et choisir des petites entreprises indépendantes autant que possible. Même en période d'incertitude financière, ça m'aide vraiment à dépenser sainement.

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