Votre dédain des mathématiques peut-il affecter vos finances?

Écrit par Annastasia Liu

Le vendredi 10 août 2018

Je n'ai jamais été particulièrement bonne en maths ni avec les chiffres en général. Chaque fois qu'il est question de calculs, je me revois dans ma classe de mathématiques, en secondaire 4 : je suis confuse et le professeur semble parler une langue étrangère, car je n'y comprends rien. Pourtant, à ma grande surprise, j'ai réussi (de justesse) mes examens, mais le sentiment d'impuissance et le stress ont persisté.

Est-ce une situation à laquelle vous vous identifiez?

Êtes-vous angoissé à la vue d'une série de chiffres ou peu confiant à l'idée d'avoir à effectuer quelques opérations simples?

Le manque d'assurance dont j'ai souffert, à l'égard des mathématiques, a influencé ma façon d'aborder les finances. M'estimant trop faible et incompétente en ce domaine, j'évitais de consulter mes relevés de banque et de cartes de crédit, je ne regardais jamais mes talons de paye et je n'aurais jamais songé à faire un budget.

Cependant, fuir une nécessité par manque de foi en ses aptitudes ou par incompréhension n'est pas une solution souhaitable. Après y avoir consacré du temps et des efforts, j'ai développé une plus grande confiance envers mes capacités financières, et ce, malgré ma réticence initiale.

Changez votre optique et faites preuve d'initiative

Ma vision des finances s'est transformée lorsque j'ai commencé à travailler dans une banque, il y a environ sept ans. Au lieu de continuer d'associer les chiffres à des séries d'équations abstraites, d'épreuves et d'examens impossibles à réussir, une réaction négative remontant à mon expérience scolaire, j'ai été appelée à effectuer des calculs financiers concrets, qui me sont apparus à la fois plus faciles et applicables à ma propre situation.

J'ai alors cessé de considérer les mathématiques comme un obstacle et j'ai commencé à m'en servir en tant qu'outil pour atteindre mes objectifs. Apprendre à calculer les intérêts pour mes clients a stimulé ma curiosité envers mon épargne personnelle et envers les moyens dont je disposais, moi aussi, pour les faire fructifier.

Bien sûr, chaque cas est unique et vous devrez probablement trouver vous-même des manières proactives de mieux intégrer les calculs financiers à votre vie quotidienne. Comme l'explique Kelley Keehn dans sa vidéo (en anglais) Getting Cozy with Numbers, « de simples exercices… peuvent mener à des gains financiers importants au fil du temps ».

Où que vous en soyez dans votre parcours financier, vous apprendrez beaucoup en lisant des blogues et des ouvrages sur les finances personnelles ou en écoutant des balados sur ce sujet. Au moment de rembourser mon prêt étudiant, à la fin de mes études, j'ai apprécié la pertinence de blogues (en anglais) tels que Give Me Back My Five Bucks ou celui de Cait Flanders, qui m'ont aussi permis de mettre l'acquittement de ma dette en perspective.

Utilisez vos objectifs pour vaincre vos peurs

Une plus grande confiance en mes capacités financières m'a encouragée à réaliser peu à peu mes projets budgétaires personnels : rembourser mon prêt étudiant, mais aussi épargner pour l'achat d'une maison et mieux comprendre le monde des placements et des hypothèques. L'atteinte de ces buts m'a également aidée à surmonter mon antipathie pour les mathématiques. Je n'aime toujours pas les chiffres, mais comme l'idée de devenir propriétaire me séduit, je suis prête à les apprivoiser pour concrétiser mon rêve.

Si l'idée vous rebute encore...

S'il vous est toujours difficile de voir les mathématiques d'un œil plus positif et assuré, réfléchissez aux moyens de vous motiver à apporter des changements positifs, plutôt que de vous attarder aux aspects les plus intimidants de votre situation. Commencez par des initiatives modestes, qui vous permettront d'améliorer progressivement votre confiance, de même que votre indépendance financière. Vous constaterez qu'avec le temps, le monde des chiffres ne sera plus aussi rébarbatif.

Partager