Comment une douce passion s'est transformée en activité parallèle

Écrit par Mary Luz Mejia

Le mardi 9 février 2021

Lorsque les statistiques liées à la COVID‑19 ont commencé à apparaître en Amérique du Nord, je savais ce qui s'en venait. Je suis rédactrice pigiste à temps partiel. Du jour au lendemain, la plupart de mes clients ont mis leur contenu en veilleuse et certaines publications ont même été abandonnées.

J'ai toujours mon emploi à temps plein, mais j'ai senti que c'était le moment de travailler à la réalisation d'un de mes rêves. Un projet que j'ai appelé « Le plan chocolaté ».

Une période difficile a mis mes objectifs en lumière

Je me suis lancée dans le chocolat il y a environ sept ans lorsqu'un des fondateurs des International Chocolate Awards (ICA) (en anglais) a suggéré que je devienne le fer de lance du volet canadien de la compétition. Je me suis efforcée de trouver des juges situés au Canada pour goûter et coter les chocolats, et d'organiser tous les aspects de la compétition.

L'Institut international de dégustation de chocolat et de cacao (IICCT) (en anglais) est basé au Royaume‑Uni. Tout comme les sommeliers ont des cours et des examens, les goûteurs de chocolat en ont aussi. J'ai suivi un cours de niveau 1 à Toronto et je l'ai réussi. L'année suivante, j'ai travaillé en coulisses pour aider à organiser les cours de niveau I et II (ce qui a amorti le coût du programme) tout en suivant le cours de niveau II de trois jours.

Après des années d'organisation, de dégustation, de lecture et de cours sur le chocolat pour le plaisir, j'ai décidé — vu les circonstances causées par la COVID — que le moment était venu d'en faire une activité parallèle. Si vous envisagez de transformer une passion en une activité commerciale, voici ce que j'ai appris :

  • Si vous devez suivre des cours ou recevoir une certification quelconque, vous pouvez peut‑être réduire le coût de certains cours en prêtant main‑forte. Si je n'avais pas aidé l'instructeur, j'aurais dépensé environ 1 000 $ pour les cours, les chocolats et les manuels. Si vous vous intéressez à un domaine particulier, réfléchissez aux moyens de réduire le coût de la formation ou des fournitures.
  • Regardez autour de vous et identifiez les personnes qui travaillent dans le domaine qui vous intéresse. Que font‑ils ? Que proposent‑ils ? Repérez des personnes qui sont prêtes à partager leur savoir et à collaborer.

Se lancer dans le commerce du chocolat

Un ami commun m'a mis en contact avec le propriétaire de l'entreprise d'ateliers en ligne GuruCollab (en anglais), ici à Toronto. En septembre, j'ai commencé à organiser une expérience de dégustation de chocolat fabriqué au Canada et un cours consacré aux truffes.

Lorsqu'on se lance dans un nouveau métier, on ne se rend peut‑être pas compte du temps qu'il faut pour le maîtriser ou pour en tirer profit. J'ai adoré le fait que ces cours prenaient moins de temps à préparer et à donner que de faire des recherches et d'écrire un article. Quelques aspects à ne pas perdre de vue lorsqu'on se lance dans une activité parallèle :

  • Avant de faire le grand saut dans un nouveau projet, évaluez le temps que vous y consacrerez par rapport à l'argent que vous espérez en retirer. Il se peut que cela diffère beaucoup de ce à quoi vous êtes habitué. Dans mon cas, une fois le travail de préproduction terminé (informations sur le cacao et le chocolat et notes de dégustation), il ne s'agit plus que du temps passé en classe.
  • Y a‑t‑il des dépenses d'entreprise que vous pouvez déduire ? Comme je travaille à la pige depuis plus de 20 ans et que j'utilise toujours mon numéro d'entreprise personnel, j'avais déjà une bonne compréhension du principe de la déduction des frais.

Investir pour approfondir mes connaissances à propos du chocolat

Je me suis récemment inscrite à un programme intitulé « La théorie du chocolat », enseigné par un chocolatier de la région par l'intermédiaire d'un collège local, afin d'acquérir une autre perspective sur le processus complet de la production du chocolat. Le cours coûte 200 $.

  • Je considère que les connaissances que j'en tirerai en feront un bon investissement. Si vous envisagez de dépenser pour approfondir vos connaissances, réfléchissez à comment et quand vous arriverez à rentabiliser ces coûts. Évitez que cela ait une incidence sur vos dépenses quotidiennes. Pour ma part, je peux me faire 200 $ en une seule séance d'une heure de dégustation ou de fabrication de truffes, selon le nombre de participants (mon prix varie en fonction du nombre).

Mes projets d'avenir

J'espère compléter le niveau III de mon cours de dégustation de chocolat et de cacao lorsqu'il me sera possible de passer du temps dans une véritable plantation de cacao. Cela me permettra de donner des cours par l'intermédiaire de l'IICCT dans la région du Grand Toronto et les environs (et, je l'espère, d'augmenter mes prix) et de pouvoir donner d'autres cours une fois que j'aurai obtenu la certification de niveau III.

Le supplément d'argent est le bienvenu, et à plus long terme, mon intention est de continuer à travailler dans la chocolaterie une fois à la retraite. Pour l'instant, pouvoir profiter de ma passion et la partager avec d'autres est ce qu'il y a de plus doux.

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