Maximiser son indemnité de départ quand on perd son emploi

Écrit par Andrea Bannister

Le mercredi 9 janvier 2019

Deux ans après avoir célébré ma promotion à mon premier poste de cadre, je me suis soudainement retrouvée sans emploi et stressée, essayant de comprendre ce qui venait de se passer. Ma lettre de congédiement à la main, mes yeux se sont fixés sur le signe de dollar au bas de la page. Wow. L'indemnité de départ était le plus gros montant que j'avais reçu de ma vie d'un seul coup, mais j'étais déjà angoissée par les paiements hypothécaires à venir.

J'avais de grosses décisions à prendre au moment où je devais composer avec le stress d'avoir perdu mon emploi. J'étais la principale source de revenus de ma famille de cinq. Quelle était la meilleure façon d'utiliser mon indemnité de départ ?

Six mois plus tard, est-ce que les choix que j'ai faits concernant mon indemnité de départ dans les premiers moments ont été les bons ? J'ai demandé à Tracey Bissett, CFA et propriétaire de Bissett Financial Fitness, de partager ses impressions.

Est-ce que mon indemnité de départ est équitable ?

C'est déjà assez stressant de perdre son emploi sans avoir à se demander si son indemnité de départ est équitable. Consulter un avocat en droit du travail, même juste une heure, peut vous offrir la tranquillité d'esprit ou les conseils professionnels nécessaires pour négocier à la hausse. J'ai trouvé un cabinet réputé qui facturait un tarif fixe pour une consultation d'une heure, reçu de bons conseils, et je suis passée à autre chose. Une chose à laquelle j'aurais aimé penser : madame Bissett recommande de demander à votre ex-employeur s'il serait prêt à couvrir vos frais de consultation juridique.

Combien dépensons-nous chaque mois, et dans quoi pouvons-nous couper ?

« L'une des plus grosses erreurs financières que les gens commettent est de sous-estimer combien ils dépensent réellement chaque mois », affirme Mme Bissette.

J'ai une saine aversion aux dettes, mais je n'avais pas créé de budget depuis mon congé de maternité cinq ans auparavant. Mon mari et moi avons téléchargé une feuille de budgétisation et avons péniblement calculé nos frais fixes, comme les impôts fonciers, et les frais variables, comme le service de garde. Nous avons éliminé les petits plaisirs, comme le câble et les frais récurrents mineurs sur mes cartes de crédit. Je l'admets, je n'ai pas comparé nos dépenses réelles chaque mois à ce budget, comme le suggèrent les experts comme Tracey Bissett.

Devrais-je encaisser le montant forfaitaire ?

Maintenant que j'avais un montant cible pour le budget, une fois le salaire de mon mari utilisé, comment allions-nous couvrir les autres dépenses ? Mon indemnité de départ était une combinaison de deux mois de salaire régulier plus avantages sociaux, ainsi qu'une prime qui m'était due et un montant forfaitaire. Mon réflexe était de vouloir tout encaisser l'indemnité d'un coup, mais une vague notion de la pénalité d'impôt qui en résulterait m'a arrêtée net. J'ai discuté avec un conseiller financier pour la première fois, et rectifié ma stratégie.

J'ai fini par investir la majorité de mon indemnité dans un RÉR. J'avais l'espace de cotisation nécessaire, ce qui m'a évité de devoir payer un montant d'impôt exorbitant. Selon madame Bissett, « Plusieurs personnes ne se rendent pas compte qu'elles pourraient payer de l'impôt en double sur les montants forfaitaires : une fois sous forme de retenue d'impôt lorsqu'elles reçoivent le paiement, et une autre fois lorsqu'elles soumettent leur rapport d'impôt, en fonction de leur tranche d'imposition. C'est dans votre intérêt de consulter un fiscaliste avant de prendre une décision. »

Sur le coup de l'émotion, il peut être difficile d'avoir les idées claires, mais si un jour vous faites face à une perte d'emploi imprévue, il est important de connaitre toutes vos options avant de prendre des décisions importantes.

Partager