Pourquoi mon père vieilli à la maison

Écrit par Sean Cooper

Le vendredi 24 janvier 2020

Il y a quatre ans, mon père a été diagnostiqué de la maladie de Parkinson et cela a changé sa vie pour toujours. De simples tâches comme aller au magasin du coin ne lui sont plus faciles. Il a également des problèmes cérébraux, ce qui empire sa situation. Il passe parfois des journées entières confiné à son fauteuil roulant.

Mon père habite dans une maison à deux étages avec les chambres à coucher au deuxième. La maison lui est parfois trop difficile à naviguer en raison de sa mobilité réduite. Malgré tout cela, mon père refuse de déménager dans une plus petite demeure.

Ce n'est pas une décision facile

Il a ses propres raisons. Mon père aime sa maison et le quartier dans lequel il habite. Il ne veut pas avoir à se soucier des difficultés et des coûts liés au déménagement (j'estime que cela couterait entre 1 000 $ et 1 500 $ pour embaucher des déménageurs, sans mentionner les autres frais de clôture du déménagement). Il perçoit ce changement comme la perte de sa liberté. De plus, ma sœur habite encore avec lui. Donc s'il se trouvait une nouvelle résidence, il devra s'assurer d'avoir une chambre à coucher pour l'accommoder.

Mon père, ainsi que ma famille, ont plusieurs considérations personnelles et financières à tenir en compte lors de la prise de cette décision. Jetons un coup d'œil aux plus importantes.

Problèmes relatifs à la mobilité

L'une des principales raisons pour lesquelles ma famille veut que mon père déménage dans un plus petit chez‑soi est que notre maison actuelle ne lui est plus pratique. La maladie de Parkinson combiné à la sténose du canal rachidien de mon père font en sorte qu'il est difficile pour lui de monter les escaliers. Certains jours il est parfaitement capable de les grimper, alors que d'autres il ne peut à peine se lever pour se préparer un café.

Mon père aime dormir au sous‑sol. Mais, c'est une préférence qui est problématique puisqu'il n'y a pas de salle de bain en bas. Pour lui faciliter la vie, nous avons transformé la salle à manger en salle à coucher improvisée afin qu'il puisse dormir au rez‑de‑chaussée.

D'ailleurs, réaménager la maison n'est tout simplement pas une option. Malgré le fait que ça serait possible à faire, le processus serait très couteux. Il n'y a simplement pas suffisamment d'espace pour un bain au rez‑de‑chaussée. Il faudrait que la salle de bain soit totalement réaménagée. Les murs et le plombage devraient être bougés. Ça serait une rénovation majeure. Nous avons reçu des devis d'entrepreneurs qui montaient à plus de 50 000 $. Mon père ne veut pas dépenser ce montant, alors il continue de s'efforcer à monter les escaliers lorsqu'il a besoin de prendre un bain. Nous avons également reçu des devis pour l'installation d'un ascenseur, mais à cause de l'âge et de la configuration de la maison, cela coûterait aussi environ 50 000 $.

Un condo ou un bungalow serait une bien meilleure option, mais mon père est convaincu qu'il ne veut pas déménager.

Être proche de la famille et des amis

Une autre raison pour laquelle mon père ne veut pas déménager est qu'il aime être entouré de famille et d'amis. S'il décidait de déménager, il n'aurait pas beaucoup d'options, car le quartier dans lequel il habite actuellement n'a pas beaucoup de bungalows ou de condos.

Puis, en raison de la quantité limitée de ces types de résidences, ils se vendent habituellement plus cher. Conséquemment, mon père n'économiserait pas beaucoup d'argent en réduisant la taille de sa demeure. Il dépenserait probablement entre 800 000 $ et 900 000 $ sur un bungalow ou entre 600 000 $ et 700 000 $ sur un condo à Toronto. Sa maison n'est pas non plus tout à fait dans un état vendable, et aurait besoin d'un peu de travail avant d'être mise sur le marché. Il aurait aussi beaucoup de choses à vendre et à donner avant de déménager dans un plus petit chez‑soi.

Appuyer la décision de mon père de vieillir à la maison

La meilleure chose que ma famille puisse faire, c'est d'être là pour mon père émotionnellement et financièrement, ainsi que de l'appuyer dans sa décision de ne pas déménager. Nous le faisons en prenant soin de lui à tour de rôle. Cela permet d'économiser de l'argent sur les soins aux personnes âgées en n'ayant pas à embaucher une infirmière.

Nous pouvons également l'aider avec ses rénovations domiciliaires et embauchons des entrepreneurs pour des travaux plus importants.

Les prochaines années ne seront pas faciles, mais nous avons l'intention de rester ensemble en famille et d'être là quand mon père aura le plus besoin de nous. Malgré les défis que mon père doit relever à la maison, nous pensons pouvoir faire en sorte que ça marche. Nous réévaluerons peut‑être cette décision à l'avenir, mais pour l'instant, nous ferons de notre mieux pour faire face à la situation actuelle.

Partager

Jetez un coup d'œil à notre livre numérique pour vous aider à réaliser votre rêve de devenir propriétaire.