Comment mes parents m'ont préparé pour l'université et la vie d'adulte

Écrit par Sara Jane Breault

Le mercredi 6 septembre 2017

Il y a presque 10 ans, j'avais 17 ans, je sortais de l'adolescence et je me préparais à entrer au Cégep. Sur le coup, j'étais simplement excitée de partir du nid, étudier un sujet passionnant et avoir ma propre voiture. Aujourd'hui, avec le recul d'une adulte, je peux dire que ma réussite actuelle, je la dois en grande partie à mes parents. De tout ce qu'ils m'ont transmis, je retiens 6 grandes leçons qui ont modelé ma vie d'étudiante.

Personne ne te doit rien, tu devras travailler fort

Mes parents, dans leur amour infini, m'ont souvent rappelé que la vie n'est pas juste ni facile. Ça m'a évité un sérieux reality check une fois dans le monde des Grands.

Tu vas devoir travailler fort pour ce que tu veux, même si tu es beau, gentil, poli et adorable. Bon, oui ça aide, mais ça ne fera pas tout le travail à ta place! Il va quand même falloir travailler pour ton diplôme.

Tes désirs ne sont pas des besoins

À 16 ans, j'étais convaincue que je devais avoir un cellulaire. Mes parents et moi sommes allés ensemble comparer le prix des forfaits. Je suis finalement ressortie sans cellulaire, sonnée par le prix astronomique des forfaits. Mon père venait de m'enseigner que ce n'est pas parce qu'on veut quelque chose qu'on doit l'avoir.

Quand j'ai enfin eu mon premier cellulaire, c'était réellement par besoin. Et encore à 26 ans, j'ai le forfait de base. Je dois être la seule personne de mon entourage à ne pas avoir de données sur mon cellulaire, mais que veux-tu, je n'en ai pas besoin!

Nous ne sommes pas ton guichet automatique

À partir de 14 ans, année où j'ai eu un premier travail, j'ai eu à payer pour mes dépenses personnelles. Mes parents m'ont toujours fait savoir qu'ils ne me laisseraient jamais mourir de faim, mais que le surplus c'était à moi de l'assumer. Après tout, l'argent ne pousse pas dans les arbres et on n'apprécie sa valeur que lorsqu'on le gagne soi-même. Ton crédit est important.

C'est ma mère qui a pris le temps de m'expliquer que si c'était bien utilisé, ça pouvait devenir un levier.

Avec quelques conseils simples, j'ai pu maintenir un dossier de crédit exceptionnel à un âge où la plupart des jeunes commencent à se rendre compte de leurs erreurs passées.

J'ai aussi pu éviter la pire attrape qui guette les jeunes universitaires : l'endettement excessif!

Je pense que je ne lui dirai jamais assez merci!

Tes erreurs sont les tiennes. Assume-les.

Chez nous, la phrase, « Ce n'est pas de ma faute », ne passe pas. Mes parents m'ont toujours dit à la blague : « On ira te voir en prison, mais ne t'attends pas à ce qu'on paie la caution! ». Je ne suis pas du genre à commettre des actes illégaux, mais j'ai compris le message.

Autrement dit, la seule personne responsable de ta vie, c'est toi.

L'épargne c'est essentiel, même aux études

« Quand tu penses que tu n'as rien à épargner, cherche encore, mais cette fois avec les yeux ouverts. »

-Mon père

J'ai ouvert mon premier CELI en 2009, sous les conseils de mon père qui m'avait conseillé d'éviter les frais qui grugeraient mon épargne, de gérer ce que je pouvais moi-même et d'éviter de geler mon argent trop longtemps. Je ne regrette pas mon choix encore aujourd'hui et j'ai converti tout mon entourage aux vertus des comptes d'épargne sans frais!

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