Nearly half of Canadians are holding back money they could be investing, survey shows
Les Canadiens et Canadiennes ne renoncent pas complètement à investir, mais plusieurs hésitent encore.
Une nouvelle étude, menée et analysée par Tangerine via Ipsos Digital, suggère que près de la moitié des gens (48 %) gardent de l’argent qui pourrait être investi. Dans certains cas, ce sont des dizaines de milliers de dollars qui restent sur la touche.
Parmi les Canadiens et Canadiennes qui avaient de l’argent à investir, deux tiers (65 %) en ont mis au moins une partie de côté et le quart (25 %) ont mis de côté la majeure partie ou la totalité de cette somme. Seulement 15 % disent avoir investi la totalité de cet argent.
Qu’est-ce qui explique cette hésitation, et qu’est-ce qui pourrait aider les Canadiens et Canadiennes à passer à l’action?
Pourquoi les Canadiens et Canadiennes hésitent
Pour plusieurs, la décision n’est pas irrationnelle; c’est une question de prudence.
« Les gens peuvent avoir de bonnes raisons de garder leur argent en réserve », souligne Aharon Kagedan, directeur général, Patrimoine, chez Tangerine. « Vous pourriez constituer un fonds d’urgence afin d’avoir des liquidités accessibles lorsque vous en avez besoin. »
Les liquidités jouent un rôle important, surtout pour les besoins à court terme. Cependant, pour les objectifs à long terme, il faut donner à l’argent la chance de fructifier. Cela signifie généralement qu’il faut envisager autre chose qu’un compte-chèques ou un simple compte d’épargne.
« Si vous n’avez pas besoin de cette liquidité immédiatement, vous pourriez envisager des placements qui offrent à votre argent un meilleur potentiel de croissance à long terme. »
Si investir comporte un risque de marché, conserver des liquidités pendant de longues périodes présente des risques également, car l’inflation peut réduire progressivement le pouvoir d’achat. L’équilibre dépend de vos objectifs, de l’échéancier et de votre tolérance au risque.
« C’est le genre de décisions qu’un conseiller ou une conseillère peut vous aider à prendre. »
De plus en plus d’argent est « presque investi »
Les montants non investis sont loin d’être négligeables, car environ 24 % des personnes interrogées disent avoir mis de côté au moins 25 000 $.
Une grande partie de cet argent est conservée dans des placements ou comptes jugés sûrs, mais qui offrent une croissance limitée à long terme :
• 36 % gardent leur argent pouvant être investi dans des comptes-chèques.
• 30 % dans des comptes d’épargne ordinaires.
• 15 % en argent comptant.
D’autres placent leur argent dans des CÉLI (35 %) et des RÉER (20 %), mais déclarent que l’argent détenu dans ces comptes n’est pas réellement investi.
Même si un compte d’épargne détenu dans un CÉLI ou un RÉER n’est pas touché par les fluctuations du marché, le potentiel de croissance à long terme pourrait être inférieur notamment à celui de placements dans des fonds diversifiés.
« Un CÉLI ou un RÉER n’est qu’une partie de l’équation », explique M. Kagedan. « Ce qui compte, c’est que l’argent qu’il contient soit investi de manière à pouvoir fructifier au fil du temps. »
La liquidité n’a pas perdu de son importance
L’une des principales raisons? La flexibilité.
Selon l’étude, environ 45 % des Canadiens et Canadiennes pourraient avoir besoin de liquidités prochainement, et hésitent donc à investir leur argent. Ce pourcentage grimpe à 59 % parmi les personnes âgées de 55 à 65 ans.
Dans un environnement à coût plus élevé, il peut être plus important que jamais d’avoir accès à des liquidités. Cependant, ce compromis signifie fréquemment que l’argent ne fructifie pas suffisamment à long terme.
L’incertitude des marchés alimente l’hésitation
Les conditions récentes des marchés pourraient renforcer cette hésitation.
L’étude reflète les comportements au cours de la dernière année, une période marquée par des valorisations boursières élevées, une forte incertitude économique et l’instabilité mondiale.
Voici ce que révèle l’étude :
• 19 % des personnes interrogées citent la volatilité des marchés comme raison pour ne pas investir.
• 17 % craignent de perdre de l’argent.
• 12 % croient que les marchés sont trop élevés.
« La préoccupation que j’entends le plus souvent de la part des clients et clientes est que les marchés sont trop élevés », explique Aaron Ayers, planificateur financier agrééMD et conseiller Tangerine. « Les gens attendent un recul des marchés, mais cette attente peut durer des mois, voire des années. »
Pendant ce temps, les marchés peuvent continuer à progresser, ce qui peut rendre l’attente coûteuse.
M. Ayers suggère une approche différente. Commencez modestement et investissez régulièrement.
« Des cotisations régulières peuvent contribuer à réduire une partie de cette incertitude », dit-il.
Variations par âge et province
L’hésitation et la confiance relatives à l’investissement tendent à varier selon l’âge.
Parmi les Canadiens et Canadiennes de 18 à 24 ans :
• 25 % disent ne pas savoir dans quoi investir ni par où commencer (par rapport à la moyenne canadienne de 12 %).
Parmi les Canadiens et Canadiennes de 55 à 65 ans :
• 19 % disent n’avoir aucune confiance dans leurs décisions d’investissement (par rapport à 6 % pour les 18 à 24 ans).
Parmi les Canadiens et les Canadiennes dans l’ensemble :
• La moitié (51 %) disent avoir une confiance modérée ou élevée dans leurs décisions d’investissement.
L’étude a également relevé certaines différences régionales importantes.
Un plus grand nombre de personnes résidant en Ontario disent craindre de perdre de l’argent (23 %). Les résidents et résidentes de la Colombie-Britannique expriment moins d’inquiétude (9 %) en comparaison et sont plus susceptibles d’avoir déjà investi la majeure partie ou la totalité de leurs fonds disponibles (66 % contre 55 % au total). Entre-temps, les personnes vivant dans les provinces de l’Atlantique se montrent beaucoup plus réticentes au risque dans leurs placements (33 % contre 20 % à l’échelle du pays).
À retenir : il n’existe pas un seul profil d’investisseur canadien. Les investisseurs et investisseuses plus jeunes pourraient avoir besoin de points de départ plus clairs. Les plus âgés pourraient avoir davantage confiance en leurs décisions, alors que les inquiétudes et les comportements peuvent varier grandement par province.
Qu’est-ce qui encouragerait les Canadiens et Canadiennes à investir?
Les données ne laissent aucune place à l’ambiguïté. Les Canadiens et Canadiennes ne sont pas contre l’idée d’investir; les conditions propices à l’investissement doivent simplement être réunies.
Voici quelques-unes des principales motivations :
• Disposer de plus d’argent (48 %).
• Une option à plus faible risque offrant un meilleur rendement (24 %).
• L’accès à des conseils avisés (17 %).
• Des façons simples et peu exigeantes de commencer à investir (16 %).
Autrement dit, ils veulent savoir clairement dans quoi investir, le niveau de risque raisonnable et comment commencer d’une façon qui leur semble à leur portée. C’est ici qu’une conseillère ou un conseiller agréé peut faire toute la différence.
Plus particulièrement, les jeunes Canadiens et Canadiennes souhaitent une feuille de route financière avec des recommandations claires (26 % parmi les 18 à 24 ans) — pas seulement des objectifs, mais aussi un parcours clair pour les atteindre.
Passer de l’attente à l’action
Plusieurs Canadiens et Canadiennes épargnent et planifient déjà, mais s’arrêtent juste avant d’investir pour l’avenir.
Plus l’argent reste inutilisé, plus il devra travailler pour rattraper le temps perdu.
« J’aime rappeler à mes clients et clientes qu’investir n’a pas à être une décision unique aux enjeux élevés. Attendre le moment idéal pour investir peut freiner les gens », explique M. Ayers.
Pour plusieurs personnes, une simple conversation pourrait conduire à la prochaine étape.
Un conseiller ou une conseillère peut vous aider à transformer un objectif d’investissement général en un plan concret, adapté à votre horizon de placement, à votre tolérance au risque et au montant que vous pouvez raisonnablement mettre de côté.
Dans plusieurs cas, aller de l’avant n’est pas une question de choisir le moment idéal. Il s’agit simplement de faire le prochain pas.
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[Méthodologie : Cette étude a été réalisée par Tangerine pour le compte de Fonds d’investissement Tangerine Limitée auprès d'un panel en ligne du 9 au 11 mars 2026. Le sondage a porté sur 768 Canadiennes et Canadiens âgés de 18 à 65 ans qui prennent leurs propres décisions financières ou partagent cette responsabilité avec une autre personne de leur ménage.]
L’investissement présente un risque, y compris la perte de capital, sans oublier que les rendements ne sont pas garantis et varieront en fonction des conditions des marchés. Les gens doivent penser à leurs objectifs financiers, l’horizon temporal et la tolérance au risque avant d’investir.
Un placement dans un fonds commun de placement peut donner lieu à des frais de courtage, à des commissions de suivi, à des frais de gestion et à d’autres frais. Veuillez lire le prospectus avant de faire un placement. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis. La valeur des fonds communs de placement fluctue souvent et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement dans l’avenir.
La diversification ne garantit pas de gains ni n’élimine le risque de perte.