Nairah Awan connects cultures with Studio Purani
En tant que fille aînée d’une famille de l’Asie du Sud, Nairah Awan a toujours senti le poids des attentes familiales.
Née au Pakistan, Nairah a eu un parcours des plus traditionnels : baccalauréat et maîtrise en poche, elle a décroché un poste en entreprise. Après avoir travaillé quelques années à Londres, en Angleterre, elle a décidé de commencer le prochain chapitre de sa vie à Toronto, où elle avait été étudiante internationale.
C’est en 2025, après une série de discussions infructueuses autour d’un café dans le but de trouver son prochain emploi, qu’elle a senti une forte envie d’aller vers quelque chose de plus significatif et créatif, et que l’idée de son entreprise de vaisselle artisanale, Studio Purani (en anglais), a commencé à germer.
Une entreprise empreinte d’appartenance et de tradition
En ourdou, la langue nationale du Pakistan, Purani signifie « vieux », et ce terme est au cœur des expériences qui ont façonné le début de l’âge adulte de Nairah, alors qu’elle étudiait au Canada.
« En tant qu’étudiante internationale au Canada, j’étais souvent loin de chez moi, mais les familles de mes amis m’invitaient pour l’Action de grâce, Pâques ou leur souper du dimanche, écrit Nairah sur le site Web de son entreprise. J’avais l’impression de participer à quelque chose de plus grand que moi, alors que se passaient les plats et que se racontaient des histoires. »
Ce sentiment d’appartenance et ces tradition se retrouvent aussi chez Nairah, car son mari et elle, qui partagent une passion pour le savoir-faire intemporel, remplissent leur espace de pièces de collection. C’est d’ailleurs grâce aux encouragements de ce dernier que Nairah a réalisé qu’il était possible de combiner sa créativité à son désir de rassembler les gens. La fondation d’une entreprise centrée sur la beauté, la signification et la commodité de ses produits était naturellement la prochaine étape.
La réalité des fondateurs uniques
En tant que fondatrice unique, Nairah a beaucoup de pain sur la planche. Elle crée les collections, trouve les ateliers d’artisans au Pakistan, coordonne la livraison des pièces, gère les médias sociaux, présente les collections dans des marchés, gère les finances de l’entreprise et bien plus. Depuis le lancement de sa compagnie il y a plus d’un an, elle a appris à accepter qu’elle et son entreprise évoluent — comme sa définition du succès.
« J’occupais des postes traditionnels, et je travaillais sur des projets avec des objectifs et des échéanciers clairs, rappelle Nairah. Maintenant, je surmonte constamment de nouveaux défis et je dois fréquemment revoir ma vision du succès. Et c’est correct. »
Trouver la confiance en tissant des liens avec la clientèle
Comme pour la plupart des fondateurs, il arrive que Nairah manque de confiance en elle, surtout lorsqu’on lui conseille de conserver un emploi à temps plein et de développer Studio Purani en parallèle.
« Ça me pousse à me demander si je suis trop naïve de croire en cette idée, dit-elle. Puis, je prends le temps de réfléchir aux conversations que j’ai eues avec les gens qui apprécient mes produits. Par exemple, avec une cliente qui a acheté un service de vaisselle à l’occasion du 30e anniversaire de sa meilleure amie pour lui donner le goût de recommencer à recevoir chez elle. »
C’est ce genre de liens qui est au cœur de Studio Purani. Les pièces de l’entreprise sont conçues autant pour rassembler les gens que pour servir des aliments, car ce sont les rapprochements humains qui inspirent Nairah. Elle interagit directement avec ses abonnés sur Instagram, parfois pendant plusieurs heures, et apprécie les discussions en temps réel qu’elle a lorsqu’elle se rend dans les marchés.
<< Au lieu d’essayer de perfectionner les imperfections, je les accueille. >>
—Nairah Awan
Apprendre à établir des normes élevées
Les défis existent tout de même. Lors du premier temps des Fêtes de l’entreprise de Nairah, 80 % des produits sont arrivés avec des défectuosités et ne pouvaient être vendus. C’est à ce moment qu’elle s’est rendu compte qu’elle devait mieux se protéger et protéger son entreprise.
« J’ai tendance à faire confiance, souligne-t-elle. Mais je sais maintenant que je dois poser des questions difficiles. Je dois m’assurer d’obtenir des engagements par écrit, de bien comprendre les éléments auxquels je consens, de demander des photos et des renseignements de suivi, et que mes partenaires ont un sens de l’imputabilité. Mon entreprise a beau être petite, ça ne signifie pas que je dois être conciliante ou passive. Je peux quand même avoir des normes élevées, même si mon entreprise est en démarrage. »
Nairah remercie son époux qui l’aide à surmonter plusieurs défis professionnels. « Il sait quoi dire pour m’aider, précise-t-elle. Son père et son frère ont tous deux des entreprises, alors il sait que les hauts et les bas sont courants. »
Créer un sentiment d’appartenance par la conception
Nairah est heureuse comme un poisson dans l’eau quand elle crée pour Studio Purani. Donner vie à ses concepts la rend extrêmement fière et elle s’efforce pour que chaque élément de Studio Purani, des produits aux publications sur les médias sociaux, soit une expérience digne des catalogues d’artistes.
Au cœur de ses modèles se trouve le sentiment d’appartenance.
« Studio Purani est bien plus que de la vaisselle pour moi, écrit Nairah sur son site Web. C’est un pont entre le passé et le présent, entre les cultures, et entre les histoires que nous portons en nous et les moments que nous créons. Chaque coup de pinceau, chaque élément sculpté à la main et chaque forme soigneusement modelée est un petit signe d’appartenance à nos histoires, à nous-mêmes et aux autres, ainsi qu’aux rituels du quotidien qui nous donnent le sentiment d’être chez nous. »
Trouvez votre communauté. Faites croître votre entreprise
Que vous lanciez votre entreprise, la fassiez croître ou cherchiez encore votre voie, c’est ici que les entrepreneurs se réunissent, partagent leurs astuces et s’entraident pour aller de l’avant.
Aller de l’avant et accepter l’imperfection
Fonder une entreprise isole ironiquement les gens. C’est pour cette raison, explique Nairah, qu’il est important pour elle de demander de la rétroaction, de rester près de sa communauté et d’être ouverte aux occasions uniques, comme rencontrer les hôtes des cercles gastronomiques et les photographes qui veulent collaborer avec elle.
Plus d’un an après l’ouverture de Studio Purani, Nairah accueille les apprentissages avec autant d’enthousiasme qu’elle conçoit ses collections. Elle a acquis des compétences et appris à utiliser des outils dont elle n’avait jamais entendu parler auparavant. Elle a élaboré le code de son propre site Web avec l’intelligence artificielle, amélioré ses connaissances en référencement naturel et récemment ajouté les publicités Meta à son arsenal professionnel. Elle s’oblige à prendre le temps de perfectionner ses compétences, utilise YouTube comme outil d’apprentissage et s’accorde la bienveillance et le temps dont elle a besoin.
En trouvant sa propre place à la table des fondateurs, Nairah crée un espace pour que les gens se rassemblent, interagissent et aient le sentiment d’appartenir à quelque chose. Elle apprend en cours de route que la perfection — que ce soit des personnes à table ou de la vaisselle qui la décore — n’est pas essentielle pour favoriser les rapprochements. Si elle devait recommencer aujourd’hui, elle lancerait encore son entreprise, avant que tout ne soit parfait.
« Les gens aiment réellement le côté original des pièces faites main, explique Nairah. Au lieu d’essayer de perfectionner les imperfections, je les accueille. »
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Notes
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