La retraite partielle est-elle pour vous ?

Écrit par Paul Williams

Le lundi 6 janvier 2020

J'évite de dire aux gens que je suis à la retraite. Il est bien plus facile de leur dire « je suis travailleur autonome » pour expliquer que je travaille toujours, non pas à temps plein, mais quelques heures par semaine.

En rétrospective, après huit ans de semi‑retraite, ou retraite partielle, je suis heureux d'avoir choisi cette voie.

Pourquoi je suis heureux de ne pas avoir pris complètement ma retraite

D'un point de vue strictement financier, de nombreux Canadiens qui approchent de l'âge de la retraite ont des soucis d'argent. Gagner 30 000 $ de plus grâce à un travail à temps partiel équivaut à un rendement du capital investi de 5 % sur 600 000 $, après les frais.

Pour moi, comme pour ceux qui croient ne pas avoir assez épargné pour leur retraite, la retraite partielle peut combler le manque de fonds.

Mes règles pour la semi‑retraite

L'aspect le plus intéressant de la semi‑retraite, c'est que vous travaillez selon vos conditions. Personnellement, je m'impose deux règles : les contrats doivent m'intéresser et je dois travailler avec des gens que j'apprécie et que je respecte. En fait, j'ai aussi une troisième règle : je dois faire beaucoup d'argent.

Comment y suis‑je parvenu ? Premièrement, je me suis acheté un bureau, une chaise de qualité, recouverte de cuir blanc et un nouvel ordinateur portable. J'ai engagé ces dépenses comme dépenses professionnelles.

En effet, cela signifiait que j'avais ma propre entreprise et, donc, que je pouvais reporter l'impôt sur une partie de mon revenu, tout en déduisant des dépenses raisonnables des revenus de l'entreprise.

L'incorporation de mon entreprise a été assez facile et ne m'a couté que 1 200 $.

J'ai misé sur mes anciennes compétences

Comment ai‑je bâti mon entreprise ? J'ai opté pour ce que je connais : les médias et les services financiers. J'ai fait appel à mes anciens contacts et j'ai dépoussiéré une vieille compétence : la rédaction. Autrement dit, j'ai mis à profit mes connaissances et mon expérience.

J'ai établi mon taux horaire selon la rémunération totale que j'ai reçue dans ma dernière année de travail en entreprise. La plupart du temps, on m'a offert ce taux et ma liste de clients s'est élargie à 12 entreprises.

Faites ce que vous aimez tout en essayant quelque chose de nouveau

Il est plus facile de travailler longtemps dans certaines professions (médecins, avocats, comptables, professeurs). Mais essayer quelque chose de nouveau, voilà où réside le bonheur de la semi‑retraite. Un de mes voisins est moniteur de planche à neige, alors qu'un pilote d'avion à la retraite que je connais enseigne à de futurs pilotes.

Par ailleurs, la technologie permet de travailler à distance. J'utilise également une application pour faire le suivi de mes dépenses et des taxes de vente harmonisées, de même que pour envoyer et recevoir des factures. L'application m'avertit aussi si les comptes débiteurs s'accumulent. Je travaille sur Google Docs et Google Sheets.

En d'autres mots, j'avais le temps d'aller skier le matin et de travailler l'après‑midi. (Ou de faire une sieste à mon bureau.)

La transition après la vie professionnelle

Dernier point : la semi‑retraite vous permet de rester dans la partie, ce qui facilite la transition par rapport à la vie professionnelle à laquelle vous êtes habitué et vous donne une bonne excuse pour garder contact avec vos anciens collègues de travail.

Il y a donc des raisons émotionnelles et financières pour continuer de travailler à la retraite.

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