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Éviter le choc de l’endettement des fêtes

16 novembre 2023

Écrit par Robin Taub

À retenir

 
  • Remplacez « l’Acheter maintenant, payer plus tard » en économisant pour des achats importants.

  • Si les achats impulsifs sont un problème, désactivez les achats en un clic ou retirez votre carte de crédit pour un ajouter quelques difficultés supplémentaires au processus d’achat.

  • Faites un « bilan des abonnements » et décidez quels abonnements conserver et ceux qu’il faut annuler.

How to avoid a holiday debt shock

Le temps des fêtes approche à grands pas — ce qui, pour bon nombre d’entre nous, est synonyme de visites en famille, de festins et, avouons-le, de grosses dépenses. 

Généralement, en fin d’année, beaucoup d’entre nous s’attendent à dépenser sans compter pour faire plaisir à tous ceux qui figurent sur leurs listes. Mais de nos jours, outre les tentations habituelles du magasinage, il y a d’autres pièges à éviter en raison des innovations des médias sociaux et de la technologie financière qui peuvent stimuler le syndrome FOMO (Fear of Missing Out : la peur de rater quelque chose d’intéressant, de divertissant ou d’important) et rendre l’acte de dépenser plus amusant — mais aussi dangereusement facile. 

Quels sont les signes avant-coureurs et les dérapages qui en découlent? Mais surtout, comment éviter ces pièges, dépenser selon ses moyens pendant les fêtes et s’épargner l’endettement en début d’année? Poursuivez votre lecture — et dépensez avec prudence. 

Acheter maintenant, payer plus tard 

Lorsque vous achetez des cadeaux en ligne pour les fêtes de fin d’année, il est de plus en plus probable que l’on vous propose l’option d’acheter maintenant et de payer plus tard, grâce à des sociétés de versements échelonnés telles qu’AfterPay et PayBright, qui travaillent avec de nombreux détaillants en ligne. L’idée d’échelonner vos paiements sur quatre versements, par exemple, vous semble peut-être intéressante, surtout si vos liquidités sont limitées à l’approche des fêtes. 

Les services de versements échelonnés sont de plus en plus populaires auprès des consommateurs canadiens en raison de leur simplicité et de leur commodité. Selon un sondage mené en 2021 par l’Agence de la consommation en matière financière du Canada auprès des Canadiens par groupe d’âge, les 18-34 étaient les plus susceptibles d’avoir utilisé les services de paiement échelonné. 

Le piège 

Avant de vous engager dans ce que certains appellent le principe du « Acheter maintenant, souffrir plus tard », il est préférable de comprendre comment ces offres fonctionnent. 

Si vous payez selon un plan de débit fixe et programmé et que vous remboursez tout selon le calendrier prévu, votre achat est généralement sans intérêt. Mais que se passe-t-il si vous manquez un paiement? Dans le cas de certains services, cela peut entraîner des intérêts et des frais (en anglais). 

Environ un tiers des utilisateurs de versements échelonnés avouent (en anglais) avoir effectué un paiement en retard et 72 % d’entre eux déclarent que leur cote de crédit a baissé. Si vous entachez votre cote de crédit, vos coûts d’emprunt pourraient devenir plus élevés plus tard. Par ailleurs, les propriétaires ou les employeurs potentiels pourraient se servir de votre cote de crédit comme d’une indication de votre responsabilité financière (ou de son absence). 

Shannon Lee Simmons, planificatrice financière et fondatrice de The New School of Finance (en anglais), met en garde contre le fait que « les services de versements échelonnés peuvent encourager les consommateurs à laisser leurs dépenses prendre le pas sur leurs revenus ». 

La solution 

Devoir de l’argent avant même de l’avoir gagné est un jeu dangereux. Essayez plutôt de changer vos habitudes et de mettre de l’argent de côté pour les achats coûteux et de les payer en espèces ou avec une carte de débit. Si vous portez un achat sur votre carte de crédit, efforcez-vous de vous assurer d’avoir les fonds nécessaires pour le payer en totalité à la date d’échéance. 

Le commerce social 

Beaucoup d’entre nous aiment naviguer sur les applis des médias sociaux, souvent attirés par les publications qui présentent des produits que nos amis, ou les célébrités et influenceurs que nous suivons, portent ou utilisent. Le syndrome FOMO est déjà très présent sur les médias sociaux. Même lorsque vous êtes censé être à la recherche de cadeaux pour vos proches, il se peut que vous soyez tenté de vous faire plaisir en vous achetant quelque chose afin de satisfaire à la pression exercée en ligne de « vivre sa vie à fond ». 

Le piège 

La tentation est de plus en plus forte. Le commerce social, qui consiste à vendre des produits directement sur les médias sociaux, est une frontière commerciale en pleine expansion. TikTok a lancé une collaboration avec Shopify et Square pour mettre en relation les marques avec les consommateurs qui passent du temps sur l’appli. Cette initiative emboîte le pas aux boutiques Facebook, la plateforme intégrée utilisée sur Facebook et Instagram pour « inspirer » les gens à faire facilement des achats en ligne. Le commerce social combine toutes les tentations du magasinage en ligne avec la pression de conformité et peut entraîner des dépenses inutiles et, en fin de compte, des remords d’avoir fait l’achat. 

La solution 

Adam Alter, professeur de psychologie et de marketing et auteur de Irresistible, The Rise of Addictive Technology and the Business of Keeping Us Hooked, affirme que « la meilleure chose à faire est de passer une partie de chaque jour aussi loin que possible de la technologie. Par exemple, décidez que vous n’utiliserez pas d’écrans entre 17 et 20 heures chaque jour. » Rangez votre appareil ou activez la fonction « ne pas déranger » pendant cette période. 

Il suggère également de vous demander si votre appareil vous pousse à trop dépenser sur les achats intégrés aux jeux ou lors de l’utilisation d’applis et si cette situation nuit à votre santé ou à votre capacité à travailler efficacement. Si oui, envisagez d’augmenter la complexité du processus d’achat, par exemple en désactivant (en anglais) les paiements en un clic. Cette fonction vous permet de contourner le processus normal d’examen des articles dans votre panier virtuel avant de vous engager à acheter. 

Une autre tendance majeure du magasinage en ligne est la tarification dynamique (en anglais), qui consiste à ajuster continuellement les prix en fonction de plusieurs facteurs, dont l’offre et la demande — et deux consommateurs peuvent se voir proposer des prix différents pour le même article. Une solution possible? Naviguer en « mode incognito », ce qui crée une « session de navigation privée qui peut déjouer la technologie de tarification dynamique » (en anglais). 

Enfin, arrêtez de « comparer et de désespérer » en organisant votre contenu social de manière à ce qu’il soit plus positif et de voir des publications sur les endroits où vous avez voyagé ou les artistes que vous avez vus en concert — des choses qui vous rendent heureux, plutôt que de vous inciter à envier les autres. 

Abonnements insidieux 

Les services d’abonnement sont en plein essor depuis que la pandémie a frappé. Nous sommes nombreux à nous abonner à divers services mensuels : jeux, musique, télé et cinéma, balados, boîtes-repas, rasoirs et conditionnement physique, pour n’en citer que quelques-uns. Sans oublier les applis de méditation, des bas et des pizzas… et j’en passe. 

La plupart des abonnements ont un coût mensuel relativement modeste, mais ceux-ci finissent par devenir une somme considérable si vous en avez plusieurs. La plupart des gens ont au moins deux ou trois abonnements, mais la tendance (en anglais) est de plus en plus aux « hyperabonnés » qui comptent 10 paiements récurrents ou plus. 

Le piège 

À force de s’abonner ici et là, il se pourrait que vos dépenses mensuelles aient augmenté petit à petit, si bien que vous disposez de moins d’argent pour vos achats des fêtes cette année. Les « abonnements insidieux » sont par définition sournois et il se peut que vous n’utilisiez plus certains des produits ou services auxquels vous êtes abonné. Selon l’expert en finances personnelles Preet Banerjee, l’inertie s’installe et « nous sommes trop paresseux ou trop occupés pour remarquer toutes ces dépenses dont nous ne nous servons pas efficacement, voire pas du tout ». Méfiez-vous également des essais gratuits — après leur expiration, un abonnement payant pourrait être activé 

La solution 

Si vous cherchez à réduire vos dépenses mensuelles, faites un bilan de vos abonnements, déterminez ceux que vous souhaitez conserver — en notant les coûts qui s’y rattachent — et ceux que vous devriez annuler parce qu’ils ne servent pas. Banerjee explique « qu’en consacrant une heure à cette tâche, beaucoup de gens arrivent à réaliser des centaines de dollars d’économies annuelles sans que cela ait un impact sur leur mode de vie. » Ces économies peuvent être affectées à votre budget de magasinage des fêtes ou à d’autres objectifs. 

Évitez les pièges en faisant preuve de créativité dans vos dépenses 

Il existe d’autres moyens d’éviter les maux de tête liés à l’endettement. En voici quelques-uns : 

  • Dressez une liste détaillée des cadeaux pour la famille et attribuez un budget raisonnable à chaque cadeau. 
  • Payez certains des cadeaux de votre liste à l’aide de récompenses provenant de cartes de crédit ou en utilisant vos cartes-cadeaux. 
  • Faites de petits dons à un organisme caritatif de votre région plutôt que d’offrir des cadeaux physiques. 
  • Organisez un échange de cadeaux entre collègues de travail au lieu d’offrir des cadeaux individuels et fixer le plafond de dépense à 20 $. 
  • Vous pouvez garder le cap et mettre de l’argent de côté pour vos autres objectifs en ne dépensant pas trop pour les achats de Noël. 

 

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